Nous avons bien reçu votre message. Merci!

Surveillez vos courriels. Nous communiquerons avec vous d’ici 1 à 2 jours ouvrables.

OK

Nous avons bien reçu votre demande de démonstration. Merci!

Surveillez vos courriels. Nous communiquerons avec vous d’ici 1 à 2 jours ouvrables.

OK

Articles

Planification stratégique des investissements sur les actifs pour les municipalités et prévention d’une crise imminente

04-Planification-strategique-des-investissements-sur-les-actifs-pour-les-municipalites-et-prevention-dune-crise-imminente

À la suite de l’essor formidable des investissements en infrastructure dans les années 50 et 60, une énorme quantité d’infrastructures ont été construites dans un laps de temps relativement court. À l’époque, l’objectif était de construire le plus rapidement possible afin de desservir une population en croissance rapide.

Aujourd’hui, les défis en matière d’infrastructures municipales ont considérablement évolué. Bien que la population continue d’augmenter et que de nouvelles infrastructures soient construites, il reste un énorme noyau d’infrastructures dont la construction date de plusieurs décennies. Et malheureusement, la condition générale d’une grande partie de ce noyau est en voie d’atteindre un niveau de vétusté critique, d’où la « crise imminente » mentionnée dans le titre. Les municipalités et les gouvernements se doivent donc de trouver un juste équilibre entre l’allocation de capital pour de nouveaux projets et la maintenance, et le renouvellement des biens existants.

Nous avons tous été témoins de l’effondrement de ponts et de ruptures de conduites d’eau aux États-Unis. Le site Web watermainbreakclock.com estime qu’il y a eu plus de 5 millions de bris de conduites d’eau aux États-Unis depuis l’an 2000, pour un coût total de réparation de plus de 58 milliards $ US ! Le Canada et l’Europe ont également leur juste part de problèmes quant à l’état général de leurs infrastructures routières et de leurs réseaux d’eau.

Il est clair que les investissements en l’infrastructure demeureront une grande priorité pour les gouvernements et les citoyens. Nous sommes à un moment critique, où il y a un afflux massif de fonds pour renouveler les infrastructures, et il importe de déterminer comment investir ces sommes de la manière la plus efficace et la plus efficiente possible, au profit des générations futures.

Ce n’est toutefois pas un problème facile à résoudre. Les municipalités ont de nombreuses opportunités d’investissements concurrentes et il y a des milliers de variables à prendre en considération. Notamment, il suffit de mettre en lumière le fait que chaque route, pont, conduite principale et tout autre type de biens que possède une municipalité a sa propre durée de vie, mais que plusieurs de ces actifs cohabitent et qu’ils ont donc un impact les uns sur les autres. Dans ce contexte, établir les priorités et le calendrier des investissements de manière à maximiser le retour sur investissement de chaque dollar investi par les contribuables, tout en garantissant la fiabilité et la durabilité du réseau à long terme, s’avère un véritable défi.

L’effet de la digitalisation

Au cours des 20 dernières années, les villes ont acquis la capacité de digitaliser et de gérer efficacement l’ensemble des données qu’elles possèdent sur leurs actifs. Toutefois, avoir la capacité d’accéder aux données efficacement est différent d’avoir la capacité d’en tirer de l’information claire et utile pour la prise de décision. Les branches exécutives des municipalités veulent des réponses à des questions spécifiques d’investissement qui, à première vue, peuvent sembler simples, mais qui, en réalité, sont extrêmement complexes à résoudre.

Quel serait l’impact sur le réseau à court, moyen et long terme d’une augmentation de 25 % des investissements dans un secteur spécifique ? Ou d’une diminution de 15 % ? Quel serait l’impact sur les budgets d’une augmentation de la tolérance au risque ou d’une diminution des niveaux de services visés pour un type d’actif en particulier ? Quel est l’impact à long terme sur 15, 25 ou 50 ans des décisions d’investissement prises aujourd’hui ? Quel est l’impact réel de l’obligation de synchronisation des travaux (p. ex. : obligation de remplacer une conduite d’eau potable non vétuste pour procéder au remplacement d’une conduite d’eau usée adjacente) sur la durée de vie effective des actifs ?

Obtenir les réponses à ces questions va bien au-delà des capacités d’un tableur Excel standard ou de celles des outils d’optimisation des travaux disponibles sur le marché. En fait, ce serait comme essayer de creuser un tunnel de 10 km avec une pelle, ce qui est théoriquement faisable, mais complètement inefficace et irréaliste !

La modélisation stochastique expliquée

Afin d’effectuer une analyse adéquate des investissements à long terme sur les infrastructures, il est nécessaire d’inclure des variables stochastiques qui ajoutent la notion d’incertitude dans les calculs. La plupart des applications sur le marché aujourd’hui n’utilisent pas cette approche et optent plutôt pour une approche déterministe plus simple. En mode déterministe, tous les paramètres ont une valeur fixe. Il n’y a qu’une seule « bonne » réponse.

Par exemple, vous utilisez une approche déterministe si vous supposez que la durée de vie utile d’une conduite en PVC est de 50 ans et que, conséquemment, la conduite principale devrait être remplacée dans exactement 50 ans. Dans le monde réel, la durée de vie d’une conduite d’eau principale en PVC peut effectivement être de 50 ans, mais elle peut également dépasser 100 ans dans certains cas. Cette plage d’incertitude doit être prise en compte dans l’établissement d’un plan d’investissement probant.

Vous utilisez également une approche déterministe si, pour une année donnée, vous considérez 5 % de défaillances dans vos calculs parce qu’il y a 5 % des chances que vos actifs subissent une défaillance. Dans ce cas, cela reviendrait à dire que, si vous possédez 100 actifs, vous aurez exactement 5 défaillances dans l’année. Dans le monde réel, il est effectivement possible que vous ayez 5 défaillances, mais il y a également une probabilité que vous en ayez plus ou que vous en ayez moins.

Dans ce cas, quel nombre de défaillances devriez-vous prendre en compte pour vos calculs, en considérant que vous avez un seul actif et que ce dernier a 5 % de probabilité de défaillance ? En mode déterministe, vous pourriez soit utiliser 0 défaillance (parce qu’en moyenne il n’y aura pas de défaillance) ou 0,05 défaillance (parce que vous utilisez une méthodologie de calcul probabiliste). Dans le premier cas, vous risquez de sous-estimer le risque. Dans le second cas, les calculs seront basés sur des fractions d’événements, ce qui n’est pas possible. Dans les deux cas, ça ne fonctionne pas.

La seule avenue théoriquement adéquate est l’approche stochastique, parce qu’elle prend en compte le fait que l’événement arrivera (une possibilité) ou n’arrivera pas (une autre possibilité) et reflète le fait qu’on ne peut pas être précis dans l’imprécision !

Les gains réalisés grâce à une approche stochastique

Les municipalités qui utilisent la puissance des calculs stochastiques pour planifier leurs investissements ont accès à une nouvelle réalité plus souple et flexible. Elles peuvent mieux comprendre l’impact des différentes variables sur les prévisions et ainsi produire des plans d’investissement dont elles maîtrisent les tenants et aboutissants. Fortes de ce constat, les municipalités sont donc mieux préparées pour faire face aux imprévus. Si une crise devait survenir dans les années à venir, une bonne approche de modélisation les aiderait à en évaluer les impacts et à sélectionner les options les plus profitables pour y faire face.

DIREXYON a travaillé avec plusieurs municipalités pour les aider à mieux exploiter leurs données et à prendre de meilleures décisions d’investissement. Si vous travaillez dans le domaine de la gestion des actifs et que vous estimez pouvoir améliorer votre efficacité par l’adoption d’une solution novatrice, contactez-nous !

Partager :